Revolver d'officier calibre 11 mm Modèle 1874, de la manufacture d'armes de St Etienne, construit à 35000 exemplaires entre 1874 et 1887. Il se distingue du Modèle 1873 de troupe par un allègement général, un bronzage noir et une dimension plus courte. Il fut largement utilisé durant la Première Guerre Mondiale et équipait encore des unités de réserve en 1940. 

Le modèle présenté, en excellent état, est dans son bronzage d'origine et conserve les mises en couleur réglementaires du chien de la portière et de la détente. Toutes les pièces sont au même numéro (N 6250). L'état mécanique est irréprochable, tant en simple action, qu'en double action. L'intérieur du canon est correct.

Pan droit du canon marqué S 1876, pan gauche portant les poinçons M dans un cercle du Général Maignien, Directeur de la MAS de 1873 à 1882, et J dans un cercle du Contrôleur Général Principal de l'arme finie Jeuffroy, dessus du canon gravé Mle 1874.

C'est l'un des 6808 exemplaires fabriqués en 1876

Prix : 2200 €

Le pistolet modèle 1849 de Marine est une arme particulièrement intéressante, techniquement aboutie et emblématique de la transition entre les armes à percussion et les systèmes plus modernes. C'est une évolution du système 1837/42.

Platine arrière gravée Mre Nle de Chatellerault poinçonnée d'un L qui pourrait être le poinçon du contrôleur Lahaye à la manufacture de 1844 à 1854.

Canon lisse en calibre 15,2, à pans au tonnerre, puis rond, daté sur le pan droit 1850 et frappé MN pour Manufacrure Nationale avec le poinçon d'Arcelin Directeur de la Manufacture. Pan gauche poinçonné A et C dans un cartouche et F étoilé. Queue de culasse gravée Mle 1849. Hausse et guidon fixes. Ce canon est monté à crochet. Baguette à chaînette.

Crosse en noyer renforcée d'une bride de poignée avec cachet de réception où figure au centre le MN de Manufacture Nationale daté 1851. 

Toutes les garnitures portent les mêmes poinçons. Toutes les vis sont numérotées. La calotte porte l'ancre de marine.

Cette arme est très rare, ce qui en fait le prix. Elle n'a été produite qu'à 8433 exemplaires entre 1849 et 1853. C'est la dernière arme à percussion de la marine française. Elle est dans un excellent état d'origine.

Prix : 3000 €

Pistolet modèle 1837 de Marine du 1er Type, c'est à dire sans bride de poignée (modification, qui a été faite par la suite pour la renforcer) et sans éléments de visée. Il est assez difficile de trouver des 1837 de marine non modifiés dans la mesure où beaucoup cassaient au combat en raison de leur fragilité congénitale.

Platine arrière marquée Mre Rle de Tulle, pour Manufacture Royale de Tulle, poinçonnée du L dans un ovale de Martin Luzier contrôleur à Tulle de 1820 à 1839.

Canon à âme lisse sans éléments de visée. Queue de culasse marquée Mle 1837. Côté droit de la culasse daté 1842 et poinçonné C et côté gauche poinçonné A.C. Cheminée de guerre. Coté gauche du canon poinçonné C couronné. Baguette à étrier.

Toutes les garnitures sont poinçonnées C sous couronne ou L. Vis numérotées. Calotte frappée de l'ancre de marine.

Monture en noyer clair.

Cette arme est dans un excellent état. Tous les poinçons sont cohérents et d'une grande fraîcheur.

Prix :1800 €

Revolver d'ordonnance calibre 11 mm Modèle 1873.
Toutes les pièces sont au même numéro G 47799  (G correspondant à 1877, année où furent fabriquées 36875 armes) et les vis portent le numéro court correspondant G 99.
L'année de fabrication est reportée sur le pan droit du canon S 1877, S pour saint Etienne.
Le dessus du canon est gravé Mle 1873.
Sur le pan gauche du canon figure le poinçon M dans un cercle du Général Maignien Directeur de la Manufacture de 1873 à 1882 et le J du Contrôleur Principal Jeffroy.
Sur le côté droit de la carcasse est gravée la mention Mre de St Etienne et le M de maintenance au-dessus de la plaquette de crosse.
Ce revolver est en état de tir. Le chien et la queue de détente portent encore la trace de leur couleur jaune paille d'origine.
Barillet parfaitement indexé. Fonctionnement parfait tant en simple, qu'en double action. Les rayures sont tout à fait propres.

Prix : 1200 €

Coffret nécessaire de pistolets de la Manufacture de Versailles par Nicolas Noël Boutet.

Cette boîte contient une paire de pistolets semblables aux modèles offerts à titre de récompense nationale par le Comité Executif.

Elle est en chêne avec poignée et serrure en trèfle en acier. Elle est gainée de velours rouge. Elle est complète de tous ses accessoires : tournevis, poire à poudre, maillet, baguette de nettoyage et baguette de bourrage, petit marteau, baguette dosette, moule à balles, huilier, baguette d’extraction avec outil, épingle pour lumière (toutes pièces d'origine sauf poire à poudre et moule à balles).

Les platines des deux pistolets sont signées « Manufre à Versailles ». Queues de platines gravées. Chiens à col de cygne à corps plats. Bassinets à facettes en fer à pare-étincelles. Contre-platines à oeillets. Toutes vis élégamment  gravées.

Canons à pans à rayures cheveux bronzés brun, gravés sur les deux pans latéraux « Boutet Directeur Artiste » et  "Manufacture à Versailles", poinçonnés des trois barrettes « Boutet » au tonnerre et du poinçon « NB », légèrement tromblonnés aux bouches. Tonnerres décorés à l'or. Filets dorés à la bouche. Hausses et guidons.

Fines montures à long fût à crosses finement quadrillées, à dos plat. Garnitures en fer découpé, uni, poli glace. Anneaux porte-baguette ouvragés. Pommeaux ovales. Baguettes à embout en corne et embout de nettoyage en fer.

Ces pistolets sont en parfait état d'origine.

Nicolas Noël BOUTET (1761-1833) :arquebusier du Roy, puis Directeur de la Manufacture de Versailles, de l'An II à 1818. Il produisait des armes blanches et à feu, surtout celles de récompense, d'honneur et de grand luxe. Il acquit une immense renommée internationale pour la qualité d'exécution et l'originalité de sa production. Il ouvrit à Paris un dépôt de la Manufacture, au 1236 rue de la Loi (rue de Richelieu) en l'an XI, puis au 87 rue de Richelieu en 1807. Il essuya de graves revers financiers à la Restauration, et il se retrouva arquebusier privé, au 23 rue des Filles Saint-Thomas, de 1823 à 1831. Il eut un fils, Pierre Nicolas (1786-1816), qui fut brièvement associé à son activité ; c'est pourquoi des armes de l'entreprise Boutet portent la signature BOUTET & FILS.

VENDU

 
Poivrière à six coups à percussion, bloc canon en acier bleui décoré de volutes feuillagées. Canons à fortes rayures.
Carcasse en acier gris également agrémentée de volutes. Clé de démontage du barillet à l'avant. Portière de rechargement basculant à droite. Détente repliable.
Crosse arrondie à plaquettes d'ébène quadrillées. Baguette vissée dans la crosse. 
Le nom de l'armurier figurant à l'avant de la carcasse n'a pas pu être déchiffré.
Longueur totale 12 cm. Longueur du barillet 5 cm. Vers 1860.
Parfait état de présentation et de fonctionnement.
Prix : 1050 €