Rare pistolet modèle 1837 de Marine du 1er Type, c'est à dire sans bride de poignée (modification, qui a été faite par la suite pour la renforcer) et sans éléments de visée. Il est assez difficile de trouver des 1837 de marine non modifiés dans la mesure où beaucoup cassaient au combat en raison de leur fragilité congénitale.
Platine arrière marquée Mre Rle de Tulle, pour Manufacture Royale de Tulle, poinçonnée du L dans un ovale de Martin Luzier contrôleur à Tulle de 1820 à 1839.
Canon à âme lisse sans éléments de visée. Queue de culasse marquée Mle 1837. Côté droit de la culasse daté 1839 et poinçonné de Luzier et Côté gauche poinçonné L.C. Côté droit du canon poinçonné C dans un ovale et côté gauche poinçonné P et matriculé. Baguette à étrier. Cheminée de guerre.
Toutes les garnitures sont poinçonnées C sous couronne du 2ème contrôleur Charlier à Tulle jusqu'en 1830. Vis numérotées. Calotte frappée de l'ancre de marine et marquée MR pour Marine Royale.
Monture en noyer.
Cette arme est dans un état proche du neuf. Tous les poinçons sont cohérents et d'une grande fraîcheur.
Prix : 2200 €
Coffret nécessaire de pistolets de la Manufacture de Versailles par Nicolas Noël Boutet.
Cette boîte contient une paire de pistolets semblables aux modèles offerts à titre de récompense nationale par le Comité Executif.
Elle est en chêne avec poignée et serrure en trèfle en acier. Elle est gainée de velours rouge. Elle est complète de tous ses accessoires : tournevis, poire à poudre, maillet, baguette de nettoyage et baguette de bourrage, petit marteau, baguette dosette, moule à balles, huilier, baguette d’extraction avec outil, épingle pour lumière (toutes pièces d'origine sauf poire à poudre et moule à balles).
Les platines des deux pistolets sont signées « Manufre à Versailles ». Queues de platines gravées. Chiens à col de cygne à corps plats. Bassinets à facettes en fer à pare-étincelles. Contre-platines à oeillets. Toutes vis élégamment gravées.
Canons à pans à rayures cheveux bronzés brun, gravés sur les deux pans latéraux « Boutet Directeur Artiste » et "Manufacture à Versailles", poinçonnés des trois barrettes « Boutet » au tonnerre et du poinçon « NB », légèrement tromblonnés aux bouches. Tonnerres décorés à l'or. Filets dorés à la bouche. Hausses et guidons.
Fines montures à long fût à crosses finement quadrillées, à dos plat. Garnitures en fer découpé, uni, poli glace. Anneaux porte-baguette ouvragés. Pommeaux ovales. Baguettes à embout en corne et embout de nettoyage en fer.
Ces pistolets sont en parfait état d'origine.
Nicolas Noël BOUTET (1761-1833) :arquebusier du Roy, puis Directeur de la Manufacture de Versailles, de l'An II à 1818. Il produisait des armes blanches et à feu, surtout celles de récompense, d'honneur et de grand luxe. Il acquit une immense renommée internationale pour la qualité d'exécution et l'originalité de sa production. Il ouvrit à Paris un dépôt de la Manufacture, au 1236 rue de la Loi (rue de Richelieu) en l'an XI, puis au 87 rue de Richelieu en 1807. Il essuya de graves revers financiers à la Restauration, et il se retrouva arquebusier privé, au 23 rue des Filles Saint-Thomas, de 1823 à 1831. Il eut un fils, Pierre Nicolas (1786-1816), qui fut brièvement associé à son activité ; c'est pourquoi des armes de l'entreprise Boutet portent la signature BOUTET & FILS.
VENDU
Pistolet 1763 modifié 66 par raccourcissement du canon et suppression de la capucine. La quasi totalité des pistolets 1763, jugés trop longs par la troupe, ont fait l'objet d'un raccourcissement réglementaire.
Platine à chien plat gravée "Manufre Royle a St Etienne" et portant le poinçon d'Honoré Blanc, contrôleur à St Etienne de 1763 à 1774. Bassinet en fer. Batterie à retroussis.
Pan gauche du canon daté 65 pour 1765. Le poinçon du contrôleur des canons est en partie effacé. Queue de culasse marquée M 1763.
Les garnitures de laiton portent pour certaines le poinçon PJ avec fleur de lys. La calotte porte le matricule F 10, F désignant la compagnie, 10 le numéro de l'arme dans la compagnie.
A l'arrière de la contre-platine le bois porte le cachet de réception de l'arme finie où figurent les initiales du contrôleur et de l'Inspecteur sous la fleur de lys.
Cette arme est en très bon état dans une belle patine.
VENDU
Pistolet de Cavalerie, dit à coffre, du Modèle 1777, premier type, c’est à dire équipé du crochet de ceinture.
Platine gravée St Etienne, poinçonnée du L sous couronne du contrôleur des platines Etienne Lambert (en charge de 1777 à 1784).
Canon, pan gauche, daté 81, pour 1781 et portant le poinçon B sous couronne du contrôleur Berthéas (en charge de 1777 à 1785).
Calotte frappée du J sous couronne du réviseur des garnitures Javelle (en charge de 1777 à 1784).
Côté platine, le bois est daté de MARS 1781, date de réception de l’arme finie, et porte l’initiale A de l’inspecteur Argout (en charge de 1777 à 1781) et le B à la fleur de lys du contrôleur de l’arme finie Boulanger (en charge de 1763 à
1784).
Il est rare de trouver un pistolet à coffre Mle 1777 dans cet état, avec un aussi beau marquage de bois, car ces armes ont servi sur une très longue période, jusque sous l’empire.
VENDU
Pistolet modèle An IX de la manufacture de Charleville.
Platine à corps rond et chien à espalet, gravée « Manufre Nale de Charleville » et poinçonnée du F de Le Fevre.
Canon pan gauche poinçonné P sous croix du contrôleur Prunier. Queue de culasse gravée M an 9.
Toutes les garnitures sont poinçonnées du F de Le Fevre. La bride de poignée comporte le matricule de l'arme : 5 . B . P . 5 . C . 12. Le C correspond à la compagnie, le 12 au numéro de l'arme dans la compagnie.
La crosse est équipée d'un anneau : ajout effectué règlementairement dans les corps. Cet anneau permettait d'attacher l'arme à la fonte au moyen d'une lanière de cuir. Le pistolet pouvait, ainsi, être jeté par dessus l'épaule après le tir, lors des charges, sans risque de le perdre.
Ce pistolet est dans son jus avec une légère fêle à l'arrière de la platine. Tous les poinçons sont cohérents et conformes.
Prix : 3400 €