Pistolet de Cavalerie Modèle An XIII.
Platine à corps rond et chien à espalet, signée Mre Imple de St Etienne et poinçonnée du J couronné de Jean-Baptiste Javelle (contrôleur de 1808 à 1812). Intérieur de la platine frappé de l’initiale M du platineur, en parfait état. On y retrouve les mêmes marques de montage que sur les autres pièces. Bride de noix et gâchette ont conservé leur bleui.
Queue de culasse marquée MLE. AN 13 en capitales. Canon, pan gauche, daté 1811, et poinçonné du B de Blachon (contrôleur 1er ventôse an VI – 12 septembre 1812) et du C de l’inspecteur Joseph de Colomb en poste de 1804 à octobre 1811. Canon, pan droit, frappé EF (Empire Français), surmonté du B du même Blachon. Ce canon est dans son épaisseur d'origine.
Contre-platine et toutes les garnitures marquées du H surmonté d'une fleur de Hardy Jean-Baptiste, contrôleur de 1810 à 1813.
Bois marqué CB.1811 sur le côté droit de la crosse pour l’inspecteur de Colomb et le contrôleur Blachon. A l’arrière de la contre-platine figurent les initiales du platineur  EF et sur le côté gauche de la crosse est apposé le poinçon G couronné de Gouilloud (réviseur de l’An 13 à 1816).
Baguette poinçonnée G couronné de Gouilloud.
Ce pistolet est dans un état rare, proche du neuf, dans une très belle patine. Gravures et poinçons sont nets et bien marqués et parfaitement homogènes.

Prix : 2100 €

Pistolet modèle An XIII de la manufacture impériale de Maubeuge.

Platine modèle An IX gravée « Maubeuge Manuf Imple » et poinçonnée du M couronné du contrôleur Louis-François May à la manufacture de 1793 à 1808. Les deux crans d’armé sont nets. L’intérieur est en très bon état. Gâchette et bride de noix ont conservé leur bleui. Toutes les pièces portent les mêmes numéros et les mêmes repères de montage.

Canon portant au tonnerre, à gauche, le M du contrôleur May et la date « 1807 », à droite les lettres EF pour Empire Français et le D de l’Inspecteur Antoine Drouot en poste à Maubeuge de 1805 à septembre 1807. Queue de culasse gravée Mle An 13.

Toutes les garnitures sont pour la plupart poinçonnées du M du contrôleur May ou du V de Benoit Versadet réviseur à la manufacture de 1794 à 1812. La contre-platine porte les lettres AC. A l’intérieur du pontet figurent les marques des fondeurs.

La monture de noyer présente une belle patine. Côté contre-platine se voit la trace du cachet de réception.

Cette arme est homogène et en bon état.

VENDU

 

Sabre de hussards Modèle 1777 de fabrication révolutionnaire.
Garde à la hongroise. Fusée gainée de cuir noir sans filigrane. Longs oreillons caractéristiques. Cartouche de Dumont et poinçon au coq sur la branche de garde. 
Lame courbe à simple pan creux dans son poli, poinçonnée au faisceau de licteur. Elle a conservé son contre poli au talon.
Garnitures de fourreau en laiton échancrées, marquées B ~ au dos. Crevé de cuir noirci. Dard de fer asymétrique.
Cette arme a été réceptionnée par l’administration de la guerre comme le prouvent le poinçon au coq sur la monture et le faisceau de licteur sur la lame, marquages utilisés jusqu’en 1798.
Cette arme est dans un état exceptionnel, la lame n'est pas piquée. La facture est particulièrement soignée. Elle combine avec élégance le laiton jaune des garnitures avec le laiton plus rouge de la garde et des pitons de bélières.
Elle est représentée page 73 sous le Numéro 41 dans l'ouvrage de Michel Pétard "Les sabres des hussards" aux Editions du CanonnieVENDU

VENDU

Sabre de cuirassiers modèle An XIII (branches de garde touchant la calotte).
Lame droite à double pans creux à pointe dans le prolongement du dos poinçonnée du M étoilé de Claude Marion Inspecteur de la Manufacture de 12/1808 à 05/1811 et du B de Jean-Georges Bick Contrôleur de 02/1809 à fin 1811. Elle est gravée au dos Mfture Imple du Klingenthal Coulaux Frères. Elle est comme neuve dans son poli d'origine et a conservé le contre-poli au talon.
Garde de laiton à plateau, à quatre branches. Calotte à courte queue. L'intérieur de la branche de garde porte les mêmes poinçons que la lame. Poignée gainée de cuir noir, filigrané de laiton torsadé.
Très lourd fourreau du premier type à deux anneaux de bélières se terminant par un dard en forme de lyre portant aussi les mêmes poinçons.
Ce sabre a été monté à Klingenthal. Cette arme est dans un état proche du neuf avec une très belle patine.
Les lames n'ayant été datées qu'en avril 1810 ce sabre a été produit entre 02/1809 et 04/1810.
N.B : pour mémoire, la moitié des lames forgées à Klingenthal était montée sur place, l'autre moitié était expédiée à Versailles. Le fourreau considéré comme trop lourd par la troupe fut allégé vers la fin de l'Empire.

VENDU

Revolver d'ordonnance calibre 11 mm Modèle 1873.
Toutes les pièces sont au même numéro G 98856 (G correspondant à 1879) et les vis portent le numéro court correspondant N 56.
L'année de fabrication est reportée sur le pan droit du canon S 1879, S pour saint Etienne.
Le dessus du canon est gravé Mle 1873.
Sur le pan gauche du canon figure le poinçon M dans un cercle du Général Maignien Directeur de la Manufacture de 1873 à 1882 et le poinçon T du Contrôleur Principal.
Sur le côté droit de la carcasse est gravée la mention Mre de St Etienne.
Ce revolver est à l'état neuf. Chien et queue de détente ont conservé leur couleur jaune paille d'origine, ainsi que les pièces intérieures.
Barillet parfaitement indexé.
Fonctionnement parfait tant en simple, qu'en double action.

VENDU

 

 

Grand portrait gravé à l'aquatinta par Mécou représentant Napoléon 1er, tel que peint par Isabey.

Il est représenté, en pieds, en grande tenue d'apparat, avec le grand collier de la Légion d'Honneur, son épée sertie du Régent, devant son trône.

La gravure porte en titre Napoléon Le Grand et les grandes armes impériales.

A gauche, en plus petits caractères figurent les mentions, "Peint par Isabey, 1812" et à droite "Gravé par Mécou".

Tout en bas on lit "Se trouve à Paris chez l'auteur, Rue des trois frères N°7" et "Déposé à la Direction Générale de l'Imprimerie et de la Librairie".

Cadre doré feuillagé d'époque. 83 x 60 cm cadre compris.

André-Joseph Mécou : né en 1770 à Grenoble et mort le  à Paris est un graveur et lithographe français. Il est connu pour avoir gravé de nombreux portraits de la famille de Napoléon basés sur les peintures de Jean-Baptiste Isabey.

Prix : 2800 € 

Important nécessaire de voyage ayant appartenu à un officier supérieur.

Boîte de forme ovale en noyer massif. Poignées, plaque et serrure en laiton. Intérieur gainé de maroquin rouge doré au petit fer. Tous les accessoires sont en argent massif, ivoire, porcelaine et cristal taillé en pointes de diamant. Un flacon a conservé un reste de parfum.

Le couvercle contient une écritoire retenue par un petit crochet et que l'on extrait grâce à un ingénieux système de ressorts. Elle se déplie pour révéler un intérieur vert.

Le fond de la boîte comporte un miroir. Celle-ci est organisée en différents étages d’accessoires : nécessaire de toilette, nécessaire d'écriture, couverts, tasse, soucoupe, théière, etc, etc. 

Poinçon de titre au premier coq. Poinçon du maître orfèvre (FDF ?) à identifier.

Cette boîte est en excellent état et tous ses accessoires sont d'origine avec quelques manques.

Prix : 7500 €

 

 

 

Sabre de Dragons Mle An XIII (branches de garde touchant la calotte).
Garde de laiton à plateau, à quatre branches. Quillon comportant les poinçons de Versailles : le poinçon AC entrelacés, d'Antoine Chapelle, Inspecteur de 02/1805 à 07/1809, le poinçon JD de J.B Deschaseaux, Contrôleur, et le poinçon JC de Jean Cazamajou, Réviseur de 1803 à 08/1806. La calotte porte un poinçon illisible. Le dessous du plateau est frappé de la lettre J.
Lame droite à double pans creux à pointe dans le prolongement du dos marquée "Mture Imple du Klingenthal Coulaux Frères", portant le poinçon B entouré de points de l'Inspecteur Simon de Baumaretz, en poste à Klingenthal de septembre 1803 à mai 1807 et le poinçon de J-Jacques Mouton, (la grosse roue surmontant le M), Contrôleur de 1ère classe de juillet 1798 à février 1809.
Le fourreau est de cuir noir verni sans alèses à trois garnitures de laiton découpées en accolade. La bouterolle comporte le petit dard sphérique en acier conforme au modèle An XI - An XIII.
N.B : les lames furent gravées Manufacture Impériale à partir du 31 janvier 1806. La fabrication de ce sabre peut donc être datée de février 1806 à août 1806.

Prix : 3900 €

Sabre d'Officier d'Etat-Major du modèle défini par le règlement du 1er Vendémiaire An XII. Plutôt qu'une longue description, nous renvoyons au descriptif et aux planches de représentation jointes au règlement. Le sabre présenté est en tous points conforme au modèle.

Poignée torsadée en ébène. Monture en bronze doré ayant conservé la quasi totalité de sa dorure.

Lame courbe à simple pan creux bleuie au tiers et décorée de motifs floraux. Elle est proche du neuf, ayant conservé son poli d'origine et l'intégralité de son bleu et de sa dorure.

Fourreau de fer "bronzé". Cuvette, bracelets de bélières rectangulaires et bouterolle sont en laiton doré. Dard caractéristique, élégamment sculpté de feuillages. Quelques légères traces de frottement au revers. Le premier anneau de bélière porte un médaillon de collection frappé d'un N.

Cette arme est dans un état de grande fraîcheur embellie par la patine du temps.

Règlement du 1er Vendémiaire An 12 : il est publié chez Magimel, libraire pour l'art militaire, quai des Augustins N° 73.

Il décrit de façon extrêmement précise l'uniforme et les équipements des Officiers Généraux et des nombreux membres des  Etats-Majors. Il comporte, en annexe, des planches gravées par Adam d'une remarquable finesse. Nous présentons le sabre avec un fac-similé de la planche concernée.

Au chapitre du sabre des Officiers d'Etat-Major, le règlement est succinct ("les Adjoints à l'Etat-Major, les Aides de Camp....seront armés à cheval d'un sabre demi-courbe, dont la poignée sera en ébène, les garnitures en cuivre doré, le fourreau en fer bronzé."), mais les planches annexées sont extrêmement précises et s'il est laissé de la liberté aux fourbisseurs et aux commanditaires pour les lames, il n'en va pas de même pour les autres parties du sabre, qui doivent être conformes aux représentations, ce qui est le cas de notre sabre.

VENDU

Ensemble complet accompagnant un "Pistolet de poche Gaulois à répétition automatique, 5 coups, calibre 8 mm, percussion centrale", sic. Cet ensemble comprend, outre le pistolet, la boîte en carton complète de son écouvillon, l'étui "porte-monnaie" en cuir, une boîte de cartouches et son manuel de démontage et d'entretien, le tout tel qu'il était livré à l'époque par la "Manufacture d'Armes et Cycles de Saint-Etienne".

Le pistolet en parfait état est dans son bronzage d'origine. Il porte sur le dessus du canon les palmes du poinçon d'épreuve de Saint-Etienne, le cachet circulaire portant la mention "Manufacture française Saint-Etienne - Armes et Cycles" et les mentions "Cal. 8 m/m, N° 1, Gaulois".

Il s'agit d'un émouvant témoignage de l'époque se situant à cheval sur la toute fin du 19ème et le tout début du 20ème siècles, rare, car en très bon état et complet d'origine.

Longueur : 13 cm

VENDU

 

 

 

Sifflet de commandement en argent ayant appartenu, par tradition de la famille Meuliet de Lombrail, à un officier des Gardes du Corps du Roi Charles X.

Il est orné sur ses quatre faces de la fleur de lys et porte à sa base un petit logement, dont l'ouverture se fait au moyen d'un bouton.

Un anneau permet de le porter en sautoir.

Hauteur : 6 cm

VENDU

Grande médaille en bronze à patine "médaille" représentant, en relief, le portrait du Général Bonaparte. 

Elle porte en haut à gauche la mention "Le Général Bonaparte" et en bas à droite la signature de l'artiste "David", pour David d'Angers.

Diamètre : 16 cm.

Pierre-Jean David d’Angers, dit David d’Angers : né le  à Angers et mort le  à Paris, est un sculpteur et médailleur français, représentatif du romantisme dans la sculpture française du XIXe siècle. En 1809, il obtient une médaille de l'Académie et est remarqué par son homonyme le peintre Jacques Louis David, qui le prend sous son aile. Il est l'auteur de la Statue du Grand Condé, qui figure dans la cour d'honneur du château de Versailles. En 1825, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur. En 1826, il est élu membre de l’Institut de France et professeur à l'école des Beaux-Arts de Paris.

VENDU

Buste de l'Empereur taillé dans un bloc de marbre blanc.

Napoléon est représenté vêtu de son manteau, dont on voit le col, et de son légendaire chapeau. L'expression déterminée du visage est très bien rendue

Bien que non signée, l'oeuvre est tout à fait remarquable, compte tenu de la matière et de la technique employée.

H 21 cm, L 17 cm.

VENDU

Aquarelle signée d'Edmond Lajoux, en bas à gauche. Elle est dédicacée : "Au Lieutenant Willing avec mon meilleur souvenir".

Elle représente différentes tenues portées par les Dragons et les Chasseurs à Cheval. 

En bas à droite figure l'esquisse d'un dragon harnachant son cheval.

Cette intéressante étude est présentée dans un cadre "baguette" noir souligné d'or avec passe-partout.

H 57 cm, L 42 cm.

Edmond Lajoux : né le 26 février 1890 à Charenton-le-Pont, † le 10 juillet 1960 à Montpellier ; artiste peintre, homme de lettres, peintre des régiments de chasseurs et peintre aux armées.

Prix : 1200 €

Baïonnette modèle 1822 en parfait état, poinçonnée F.C sur le coude. 

Longueur : 53 cm.

Prix :120 €

Très décoratif diorama constitué de petits soldats de Strasbourg, présentés dans une vitrine à encadrement baguette.

Il se présente sur deux niveaux.

En partie basse, Napoléon III salue un Chasseur à Pied de garde dans sa guérite, alors que plus loin se tient un officier des Guides, ainsi que le porte étendard du régiment et la cantinière.

En partie haut, s'alignent différents soldats de la Garde Impériale : génie, grenadiers et lanciers.

H 41,5 cm, L 41,5 cm.

Prix : 900 €

Sabre au modèle de l'An IX ayant équipé un sous-officier de cavalerie légère.

Poignée de laiton à trois branches issue de la manufacture de Klingenthal, poinçonnée du M à la grosse roue de J-Jacques Mouton premier contrôleur à partir de juillet 1798 et du poinçon de l'Inspecteur en partie effacé. Calotte à longue queue. Belle poignée gainée de cuir filigrané de fils torsadés formant chevrons, bordés de fils simples.

Lame courbe à simple pan creux poinçonnée de Mouton et Benjamin Levavasseur Inspecteur de la manufacture de mars 1798 à septembre 1803. Dos gravé "Mfture Nale du Klingenthal Coulaux frères Entreprs".

Fourreau de tôle de fer caractéristique de l'An IX avec ses bracelets plats bordés de filets et son dard en forme de bonnet phrygien.

Cette arme homogène, en bon état, est peu fréquente, car vite remplacée par le modèle An XI.

VENDU

 

 

Epée en argent, à lame triangulaire et double plateau.

Monture à pas d'âne en argent. Pommeau rond décoré de l'ancre de marine. Branche de garde arrondie et perlée rehaussée d'un médaillon. Poignée entièrement perlée, portant un médaillon décoré d'un canon en son centre. Virole portant le poinçon de titre. 

La partie supérieure des plateaux est décorée, pour l'un, d'un lion appuyé sur un canon tenant un écu aux armes royales, pour l'autre d'un trophée d'armes. La partie inférieure des plateaux reprend, pour l'un, l'ancre de marine, pour l'autre, un trophée d'armes.

La lame est signée au talon, sur une face, "Cassaignard M Foubisseur du Roy" et sur l'autre, "& Maître Arquebusier près la Bourse à Nantes". 

Compte tenu de la symbolique, cette arme de grande qualité peut être attribuée à un officier de la Marine Royale servant sur un vaisseau de haut bord.

Epoque : milieu XVIIIème siècle.

Cassaignard (ou Cassagnard) : arquebusier et fourbisseur nantais né en 1708 et mort en 1786. Réputé en tant que fournisseur d'armes pour la marine.

VENDU

Paire de pistolets d'officier.

Platines finement gravées signées de Cassaignard à Nantes, "Maître Arquebusier du Roy". Chiens à col de cygne décorés de rinceaux. Vis de chien dorée. Bassinets en fer.

Canons bleuis, décorés de guirlandes dorées s'enroulant sur toute la longueur. Grain argenté formant guidon au centre d'un soleil rayonnant.

Monture à fût long en noyer choisi, élégamment sculpté pour souligner les encastrements. Garnitures en argent massif profusément sculptées de motifs floraux et de trophées. Calotte ornée d'un portrait. Baguette en fanon de baleine et os.

Epoque : milieu XVIIIème siècle.

Cassaignard (ou Cassagnard) : arquebusier et fourbisseur nantais né en 1708 et mort en 1786. Réputé en tant que fournisseur d'armes pour la marine.

Prix : 15000 €

Elégant sabre d'officier de cavalerie légère en métal bronzé et argenté formant un superbe contraste.

Poignée à simple branche en contre-courbe, joignant la croisière à angle droit. Quillon à enroulement recourbé vers le bas. Calotte ornée de rinceaux et de rosaces. Poignée en bois noirci quadrillé. Oreillons en navette ornés du glaive de commandement.

Lame courbe à simple pan creux, dans son poli d'origine, bleuie au tiers et décorée de motifs floraux et de trophées dorés. 

Fourreau en tôle de fer dans son bronzage d'origine à trois garnitures argentées. Bracelets de bélière bordés de frises et décorés de motifs floraux dans des cartouches. Pitons de bélières striés. Bouterolle gravée de la toile d'araignée et de feuilles d'acanthe. Dard sur le modèle des sabres d'honneur.

Cette arme est en parfait état. La lame est proche du neuf. Elle a conservé l'intégralité de son bleu et de sa dorure. Seule la poignée est légèrement fendue. 

Cette arme peut être datée de la période Consulat.

VENDU

 

Arme originale, d'une facture extrêmement soignée réalisée pour les officiers du 6ème régiment de Chasseurs à Cheval, dont quelques rares exemplaires sont parvenus jusqu'à nous.

Garde à la hongroise enrichie de fines gravures. Poignée en  bois noirci cannelée. Calotte à débordement élégamment découpée. Oreillons rectangulaires portant le N° 6 du régiment. Branche de garde ornée d'un médaillon gravé d'un cor de chasse. Quillon recourbé vers le bas finissant en forme de pavillon de trompette.

Lame courbe à dos demi-rond, à gorge et simple pan creux, bleuie et dorée au tiers avec ornements de trophées et de motifs floraux. Talon gravé, côté garde "Coulaux frères Entrepreneurs" et côté contre-garde "Manufacture Nationale d'armes blanches de Klingenthal". Pointe en langue de carpe avec fort contre-tranchant.

Fourreau en tôle de fer à encastrement pour les oreillons. Forts bracelets de bélières bombés. Originaux pitons de bélière en forme d'urne.

Il s'agit d'une très belle production de la manufacture. Elle est référencée dans l'ouvrage "Des sabres et des épées" de Michel Pétard, Tome Premier sous le N° 137. 

Cette arme est en bon état général et s'est enrichie de la patine du temps. 

VENDU

 

Revolver d'officier calibre 11 mm Modèle 1874, de la manufacture d'armes de St Etienne, construit à 35000 exemplaires entre 1874 et 1887. Il se distingue du Modèle 1873 de troupe par un allègement général, un bronzage noir et une dimension plus courte. Il fut largement utilisé durant la Première Guerre Mondiale et équipait encore des unités de réserve en 1940. 

Le modèle présenté, en excellent état, avec quelques traces d'usage, est dans son bronzage d'origine et conserve les mises en couleur réglementaires du chien de la portière et de la détente. Toutes les pièces sont au même numéro (N 20236). L'état mécanique est irréprochable, tant en simple action, qu'en double action. L'intérieur du canon est correct.

Pan droit du canon marqué S 1878, pan gauche portant les poinçons M dans un cercle du Général Maignien, Directeur de la MAS de 1873 à 1882, et J dans un cercle du Contrôleur Général Principal de l'arme finie Jeuffroy, dessus du canon gravé Mle 1874.

Cette arme est présentée dans son étui "jambon" de cuir clair. A l'intérieur du rabat figure le nom manuscrit du propriétaire (Brandt) et le cachet du fabriquant daté de 1837: Gasser à Paris.

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Bronzes à patine chocolat représentant deux soldats : le porte-drapeau de la 32ème demi-brigade en 1794 et un grenadier à pied de la Vieille Garde, comme indiqué sur les terrasses. Ces terrasses sont numérotées 1 et 2 et comportent en outre le cachet de fonte de Susse. Elles sont signées LEVEEL sur un côté.

Ces représentations sont très expressives dans leur composition et très réalistes dans leurs détails.

La porte-drapeau mesure 41 cm de haut, le grenadier 38 cm.

Armand Leveel : né le 27 janvier 1821 à Bricquebec, mort le 26 juillet 1905 à Cherbourg. Doué pour le dessin, il monte à Paris en 1840 et travaille pour la maison Susse. Il rentre dans l'atelier du maître Rude en 1845. Il y côtoie Frémiet et Carpeaux. Il est l'auteur, entre autres, du Napoléon équestre de Cherbourg et de la Jeanne d'Arc d'Orléans.

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Pistolet d'officier sur le modèle du pistolet réglementaire de 1733 pour la cavalerie et les dragons.

Ce pistolet est très proche du modèle de troupe adopté en 1733, dont il s'inspire : même physionomie générale et même morphologie, même configuration de la platine à corps plat avec bassinet en fer et chien à col de cygne, mêmes décorations de bois, même grain de laiton servant de guidon, mêmes passants de baguette, même système d'embouchoir, même calotte.

Il en diffère, par contre, par sa longueur de 54 cm, légèrement plus grande que le modèle troupe, par sa contre-platine plus élégante, par le tonnerre du canon à tonnelet et sa queue de culasse trapézoïdale, par la forme de sa sous-garde.

Ce robuste pistolet est très sobre, mais le travail particulier du canon et les quelques volutes gravées sur le chien permettent d'attribuer cette arme à un officier.

Cette arme est en parfait état. Le bois a conservé une très belle patine.

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Sabre des Grenadiers à Cheval de la Garde Impériale du deuxième modèle.
Garde à palmette non-ajourée, caractéristique des fabrications tardives, frappée sur le dessus du plateau de trois poinçons illisibles et de la barrette de Versailles. Marques du fondeur sous la palmette.
Poignée de cuir noirci à filigrane tressé en chevrons. 
Lame à la Montmorency marquée au dos "Mture Imple du Klingenthal Coulaux Frères", portant le poinçon B de Jean Georges Bick contrôleur à Klingenthal de février 1809 à fin 1811 et le poinçon M étoilé de l'Inspecteur Marion en poste de décembre 1808 à mai 1811. Elle conserve en partie basse son poli d'origine.
Le fourreau de laiton comporte les deux attelles consolidées de deux bagues de renfort rivetées. On distingue ce qui semble être un numéro, i.e 21.

Une étiquette mentionne : "Sabre de Grenadiers à cheval 1er Empire. Vente collection Jean Marc Bonnet 20 décembre 2009 à Bergerac lot 178. A été trouvé à Montpellier avec casque troupe de la garde impériale N° 297 de la vente + N° 298 bicorne officier de la Garde Impériale". Il peut donc avoir équipé un Dragon de la Garde compte tenu du casque, qui l'accompagnait.
Cette arme est restée dans l'état où elle a été trouvée. C'est une "sortie de grenier". Elle n'a absolument jamais été touchée. Elle peut être datée de février 1809 à avril 1810

N.B : les lames furent gravées Manufacture Impériale à partir du 31 janvier 1806, elles sont datées à partir d'avril 1810. La palmette ajourée disparait vers 1807.

Prix : 14000 €

Huile sur panneau de Henry Dupray, représentant un carabinier à la garde aux chevaux.

Le cavalier est représenté dans l'uniforme blanc à distinctives bleues adopté en 1810 avec le cuirassement. Il porte la cuirasse recouverte de laiton laminé et le casque à chenille rouge. Il tient en main les rênes de son cheval et celles de l'officier, que l'on aperçoit en observation à l'arrière plan.

L'oeuvre est signée en bas à droite H Dupray. Elle est présentée dans un bel encadrement d'époque en bois doré.

Au dos a été collée une étiquette donnant le c.v d'Henry Dupray, ainsi que quantité de références permettant d'établir sa cote.

H 43 x L 35 cm avec encadrement. H 33 cm x L 24 cm sans encadrement.

Henry-Louis Dupray : peintre né à Sedan le 3 novembre 1841, mort à Paris en avril 1909, élève de L.Cogniet et de Pils. Il est décoré de la Légion d'honneur en 1876. Il expose au Salon de Paris à partir de 1863 des sujets militaires peints avec vivacité pour lesquels il obtient de nombreuses récompenses.

Pour mémoire : les deux régiments de Carabiniers étaient cantonnés à Lunéville. Bien qu'étant l'élite de la cavalerie lourde, Napoléon ne les intégra jamais dans sa Garde. Il avait des craintes sur la loyauté de ces régiments encadrés par des Officiers de vieille noblesse, craintes qui ne se vérifièrent jamais, puisque le comportement de ces troupes fut toujours et en tous points exemplaire. Pour beaucoup, ces régiments étaient les plus beaux de l'armée napoléonienne. 

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Buste de Napoléon 1er, en bronze à patine mordorée par Luigi Belli.

Le buste repose sur un socle à deux étages en marbre noir jaspé, orné de l'aigle aux ailes déployées, au centre de la couronne de feuilles de chêne et de laurier.

L'Empereur est représenté en manteau, coiffé de son célèbre chapeau.

L'oeuvre est signée Luigi Belli au dos de l'épaule. En dessous figure la mention "Bronze Paris" du cachet de garantie.

Hauteur : 40 cm

Luigi Belli (1848 Turin - 1919 Turin) : célèbre sculpteur italien, professeur d'arts plastiques à l'Académie Albertina de Turin, connu pour ses oeuvres monumentales, dont le mémorial de la Guerre de Crimée à Turin.

Prix : 1800 €

Elégant petit pistolet de voyage de la Manufacture Royale de Naples.

Canon à deux registres octogonal puis rond, terminé par un petit bourrelet en argent, gravé d'un décor d'or damasquiné. Les trois pans supérieurs sont poinçonnés de la Manufacture Royale de Naples, calibre13,5 m. Queue de culasse gravée de fleurs et de rinceaux.

Platine à la miquelet gravée de filets et de feuillages. 

Pontet en fer à ergot, contre-platine en fer munie d'un crochet de ceinture.

Crosse en noyer incrustée d'éléments en laiton repercés, gravés de feuillages. Bois piqueté de clous d'argent sur toute la surface. Pommeau boule orné en suite. Baguette en fer.

Cette jolie arme, en très bon état, peut être datée du milieu du 18ème siècle.

Longueur : 20 cm

Prix : 2500 €

Pistolet modèle An XIII de la manufacture impériale de St Etienne.

Platine à corps rond avec chien à espalet en parfait état de fonctionnement, gravée Manuf Imple de St Etienne en lettres à l'anglaise, poinçonnée du S sous lys (poinçon utilisé après 1814) par le contrôleur des platines Stelen à ce poste de 1811 à 1821. Toutes les vis sont numérotées. L'intérieur de la platine est en parfait état. On y retrouve les mêmes numéros, que sur les vis. Bride de noix et gâchette ont conservé leur bleui.

Queue de culasse gravée M AN13. Canon à pans au tonnerre, poinçonné sur le pan droit, du P étoilé de Louis Préau, inspecteur de la manufacture de 1811 à 1816. A l'avant de la lumière figurent les lettres EF pour Empire français. Le pan gauche du canon est daté B1815, le B correspondant au deuxième contrôleur Bonnard présent de l'an XIII à 1821. Le dessous du canon comporte de multiples poinçons d'épreuve, ainsi que le L couronné du réviseur Martin Luzier (1808 - 1820).

La monture de noyer est poinçonnée en de multiples endroits d'un B couronné (poinçon de bois de Bonnard ?). La crosse porte la marque de réception de l'inspecteur P.C 1815. Toutes les garnitures portent le poinçon L dans un cercle de Luzier. A l'arrière de la contre-platine le crossier a estampé son nom "Jean Thomas".

Ce pistolet, en parfait état, peut-être daté de la période des Cent-Jours. Il mériterait d'être marié au fusil de dragon modèle an IX de la manufacture de Versailles fabriqué à la même période.

VENDU

 

Fusil de dragon de la manufacture impériale de Versailles sorti des ateliers pendant les Cent Jours, quelques jours à peine avant Waterloo. Cette arme est proche du neuf, car elle n'a pas eu le temps d'être utilisée en campagne. Elle conserve son poli. Les encastrements sont serrés. Les ajustages n'ont rigoureusement aucun jeu. Le bois sous le canon n'est pas noirci, ce qui montre qu'elle a très peu tiré. Cette arme prouve la qualité des fabrications de Versailles et le niveau d'exigence, qui était imposé aux ouvriers.

Platine du modèle an IX, frappée en lettres capitales Mre IMPle de Versailles. Elle est poinçonnée du G dans un ovale du réviseur Augustin Germain (1812 - 1818). Les deux crans d'armé sont nets et fermes. Toutes les vis portent le numéro 4 et ont les mêmes repères de montage. L'intérieur de la platine est neuf et la bride de noix et la gâchette ont conservé leur bleui.

La queue de culasse est gravée Mle AN.IX en lettres capitales. Le pan droit du canon est daté 1815 et porte le C étoile de l'Inspecteur de Chateaubrun. Devant la lumière sont frappées les lettres EF, pour Empire Français. Le pan gauche porte le poinçon DC de Jean-Baptiste Deschaseaux premier contrôleur à Versailles de Vendémiaire An XIV à 1818 et dans un carré un poinçon non identifié. Le dessous du canon est dans son poli d'origine sans piqure et comporte les poinçons d'épreuve et les repères du monteur.

La monture en noyer blond comporte les nombreux poinçons J.D de contrôle de bois de Deschaseaux. Le nom du crossier LANSKIN figure à l'arrière de la sous-garde. Toutes les garnitures portent le D caractéristique de Deschaseaux. Le macaron de crosse porte le C étoilé de  Marc Vivien de Chateaubrun Inspecteur à la manufacture à partir d'octobre 1813. A l'opposé figurent les initiales DC du premier contrôleur Deschaseaux. Dans la perpendiculaire le macaron est daté 1815 et porte les lettres Jn pour Juin.

Cette arme réceptionnée en juin 1815, en état exceptionnel, est le témoignage émouvant de la fin de l'empire, dont la chute interviendra le 18 juin 1815 à Waterloo.

Pour mémoire : la manufacture de Versailles était spécialisée dans la fabrication des armes d'honneur et de luxe, ainsi que des armes destinées à la Garde Impériale.

VENDU

Sabre d'infanterie dit "briquet" du modèle de l'An IX.

Poignée monobloc en laiton à 36 torons. Branche de garde arrondie, frappée, côté contre-garde, du M à la grosse roue de Jean-Jacques Mouton, contrôleur à Klingenthal de 07/1798 à 02/1809 et côté garde des lettres J.B (initiales du fondeur ou poinçon du réviseur Joseph, Ambroise Bisch). Quillon en forme de pavillon de trompette. 

Lame plate à faible flèche portant au talon le même poinçon de J-J Mouton. Dos de la lame gravé M=fture Nale du Klingenthal Coulaux Frères Entreprs.

Fourreau de cuir noirci sans alèses à deux garnitures de laiton. Chape à tirant.

Ce sabre est à l'état neuf. Il a conservé son fourreau d'origine ce qui est rarissime pour ce modèle.

Après recherche : lors de l’adoption d’un nouveau modèle d’arme la Commission d’Artillerie faisait parvenir aux manufactures les calibres permettant le contrôle des dimensions et une arme au modèle fabriquée par l’Atelier de Précision. A partir de ce modèle de référence la manufacture fabriquait un prototype, qui restait à la manufacture.

En l’An IX (1801), Jean-Jacques Mouton est le premier contrôleur, Benjamin Levavasseur est l’Inspecteur. L’arme à l’état neuf, que nous présentons, a été contrôlée par Mouton, mais n’a jamais été réceptionnée par Levavasseur. Elle n’a donc jamais été versée dans la troupe et n’a jamais quitté la manufacture. Il s’agit selon toute vraisemblance du premier briquet An IX fabriqué à Klingenthal.

Quant à la chape à tirant du fourreau, elle sera remplacée par une chape à bouton, jugée plus solide, lors de la mise en production (cf Michel Pétard - Des sabres et des épées – Tome 3 – Notice 340).

Prix : 1800 €

Sabre d'infanterie dit "briquet" du modèle de l'An XI.

Poignée monobloc en laiton à 28 torons. Branche de garde arrondie, frappée, côté contre-garde, de la barrette de Versailles et du V de vérification. Quillon enroulé en bouton. 

Lame plate à faible flèche portant au talon le L dans un cercle de F.L Lobstein, réviseur à Klingenthal de 06/1804 à 03/1829, le B dans un cercle de J.G Bick, contrôleur de 02/1809 à 07/1819, ainsi que le K étoilé dans un cercle de Joseph Krantz, inspecteur de mars 1812 à fin juillet 1814. Dos de la lame gravé Mafre Impériale du Klingenthal Mai 1812.

Fourreau de cuir noirci sans alèses à deux garnitures de laiton. Chape à pontet.

Ce sabre est dans un état proche du neuf, ce qui en fait le prix.

VENDU

 

Pistolet modèle An XIII de la manufacture de St Etienne.

Platine à corps rond avec chien à espalet en parfait état de fonctionnement, gravée Manuf Imple de St Etienne en lettres cursives, poinçonnée du S couronné du réviseur des platines Claude Soviche 1807 à 1811.

Canon à pans au tonnerre, marqué sur le pan gauche, 1808 et poinçonnée du B du 1er contrôleur Antoine Blachon en poste de 1798 à 1812. La queue de culasse est marquée Mle ....? en lettres capitales.

Toutes les garnitures portent le poinçon J couronné de Jean Baptiste Javelle contrôleur à la manufacture de 1808 à 1812.

Le bois ne porte pas de marquage.

Cette arme est en bon état.

VENDU

Latte de cuirassiers modèle An XIII (branches de garde touchant la calotte), fabriquée sous la première Restauration.
Lame droite à double pans creux à pointe dans le prolongement du dos poinçonnée du L dans un cercle de F.L Lobstein, réviseur à Klingenthal de 06/1804 à 03/1829, du B dans un cercle de J.G Bick, contrôleur de 02/1809 à 07/1819, ainsi que du K étoilé dans un cercle de Joseph Krantz, inspecteur de mars 1812 à fin juillet 1814, gravée au dos Mfture Rle du Klingenthal juillet 1814. 
Garde de laiton à plateau, à quatre branches. Calotte à courte queue. Branche de garde poinçonnée de Bick et de Krantz. Le quillon porte le poinçon de Joseph Bisch, contrôleur de 102/809 à 1829. Poignée gainée de cuir noir, filigrané de laiton torsadé.
Fourreau du modèle 1816 à deux anneaux de bélières se terminant par un dard en forme de lyre .

La lame a été réceptionnée par Krantz juste avant son remplacement par Bureau. Il a été monté à Klingenthal. Cette arme est dans un état proche du neuf
N.B : pour mémoire, la moitié des lames forgées à Klingenthal était montée sur place, l'autre moitié était expédiée à Versailles.

Prix : 3400 €

Sabre de luxe d'officier général pouvant être daté du Consulat.

Garde à branche simple en colonne joignant la croisière à angle droit, décorée en son milieu d'un cartouche représentant Bonaparte au pont d'Arcole, tel que peint par Antoine-Jean Gros en 1796 dans son célèbre tableau. La calotte est en forme de tête de lion. Le quillon est à enroulement. La poignée de bois noirci est finement quadrillée. Les oreillons ovales sont décorés d'une femme faisant une offrande.

La lame est courbe à simple pan creux, bleuie au tiers et décorée de motifs floraux et de trophées d'armes dorés.

Côté garde, le fourreau en laiton repoussé est bordé d'une frise sur toute sa longueur et orné de trois cabochons représentant des trophées d'armes et le buste d'Athena, déesse de la guerre. Il se termine par une décoration feuillagée effectuée au trait. Côté contre-garde le fourreau est lisse, seulement bordé de frises. Les bracelets de bélière sont décorés de motifs losangés.

Cette arme conserve une grande partie de sa dorure.

Prix : 15500 €

 

 

Sabre de hussards modèle An IV de fabrication révolutionnaire.

Garde en laiton à la hongroise. Poignée recouverte de cuir, filigranée de laiton torsadé. Le dessous de la branche de garde porte un poinçon illisible.

Lame à simple pan creux et forte flèche, poinçonnée du faisceau de licteur. Côté garde la lame est gravée en grandes lettres cursives "Repe" pour République et côté contre-garde "Franse" pour Française. Le dos de la lame est gravé KLINGENTHAL en fortes lettres capitales.

Fourreau à fut de bois recouvert d'épais cuir noirci à deux grandes garnitures de fer, pitons de bélière en laiton, dard en fer. Ce sabre présente une belle patine. Il est en bon état et n'a jamais été touché.

Cette arme à garnitures de fer est caractéristique de la période révolutionnaire, qui connut une grave pénurie de cuivre, période pendant laquelle les garnitures de laiton furent remplacées par des garnitures de fer.

Prix : 4300 €

Sabre de sous-officier de hussards. Il est conforme au modèle An IV, mais enrichi d'élégants décors. 
Garde en laiton à la hongroise. Poignée recouverte de cuir sans filigrane. La garde ne porte aucun marquage. 
Lame à simple pan creux et forte flèche, poinçonnée du LVV entouré de points de Benjamin Levavasseur, Inspecteur à Klingenthal de 03/1798 à 09/1803 et du M de Jean-Jacques Mouton, 1er contrôleur de 07/1798 à 02/1809. Côté garde la lame est gravée en grandes lettres cursives "Repe" pour République et côté contre-garde "Franse" pour Française. Le dos de la lame est gravé KLINGENTHAL en fortes lettres capitales.
Fourreau à fut de bois recouvert de cuir à deux grandes garnitures de laiton joliment découpées et décorées au trait, dard en fer. Les deux garnitures sont reliées entre elles par des attelles de renfort finement festonnées.

Prix : 3900 €

Pistolet de cavalerie de la manufacture de Saint Etienne, fabriqué sous la révolution. Ce modèle de pistolet, dit modèle An VIII, préfigure par son allure générale le futur modèle An IX. Il est déjà d'une très bonne qualité de fabrication.

Platine gravée St Etienne et poinçonnée du S étoilé de Claude Soviche, contrôleur de 1797 à 1807.

Le canon conserve la trace d'un poinçon sur le pan gauche.

Toutes les garnitures sont poinçonnées du G surmonté d'un cercle de Joseph Guichard, réviseur à St Etienne de 1793-1802. Pontet en demi-charolaise.

Prix : 3700 €

Aquarelle de Maurice Toussaint représentant une halte du 7ème régiment de hussards au bord d'une rivière. Au premier plan deux officiers discutent. Au second plan les cavaliers en profitent pour abreuver leurs chevaux. A l'arrière plan on devine le reste de la troupe. 

Cette aquarelle est d'une grande précision uniformologique. Tous les cavaliers sont en grande tenue, pelisse chaussée, laissant supposer, que la scène se déroule en hiver. 

L'encadrement est constitué d'un passe-partout beige et d'une simple baguette de bois. Dimensions : 48 cm x 58,5 cm.

7ème de Hussards : l'un des plus célèbres régiments de l'arme. Il forma la fameuse Brigade Infernale avec le 5ème Hussards sous les ordres de Lasalle. Son étendard porte Iena 1806, Heilsberg 1807, La Moskova 1812, Hanau 1813.

Uniforme : dolman vert à parements et col rouge, pelisse verte, culotte rouge, tresse jaune.

Maurice Toussaint : né le 5 septembre 1882 à Fontenay-aux-Roses, mort le 3 décembre 1974 à Lyon. Il acquiert une solide réputation pour sa maîtrise des sujets militaires et en particulier de l'uniformologie. Il illustre de nombreux ouvrages. Il participe entre autres à l'illustration des planches Bucquoy.

VENDU

 

Huile sur toile.

Portrait de Pierre Alexandre Machelard en tenue d'Officier des Chasseurs à Cheval de la Garde Impériale.

Il est représenté en buste, tête nue, en grande tenue : dolman vert, pelisse écarlate bordée de fourrure blanche, boutons et tresses dorés.

Il porte la légion d'honneur épinglée sur la pelisse.

Cadre doré à la feuille de facture plus récente.

Le dos porte une étiquette sur laquelle est inscrit "Mr Machelard" et trois pastilles de consolidation dans le coin supérieur gauche. Dimensions : 70 cm x 60 cm cadre compris.

Pierre Alexandre Machelard : né le 24 juin 1783 à Briis-sous-Forges, admis aux Chasseurs à Cheval de la Garde le 5 novembre 1809. Décoré de la Légion d'Honneur le 28 septembre 1813, passé comme sous-lieutenant au 9ème Chasseurs à Cheval le 21 mars 1814. A fait les campagnes de l'an 12, 13, 14, 1806, 1809, 1812, 1813, 1814. Blessé d'une balle au bras droit à l'affaire de Hanau (Base Léonore cote LH/1681/14).

Prix : 6000 €

Sabre des Chasseurs à Cheval de la Garde du premier modèle, caractérisé par les attelles de renfort rivetées à la chape et à la bouterolle.
Poignée de basane noircie filigranée d'un fil de laiton torsadé. Branche de garde "à la hongroise" fortement arrondie, joignant la croisière à angle droit et formant un quillon se terminant par un bouton à six pans. Calotte très arquée à longue queue, poinçonnée du JC de Jean-Nicolas Cazamajou. Le quillon porte le V de vérification de la manufacture de Versailles, le poinçon de Cazamajou, celui de l'Inspecteur, difficilement déchiffrable (d'Andigné ? Chapelle ?) et la trace de la barrette de Versailles.
Lame courbe à un pan creux, à dos plat et contre-tranchant. Elle est  poinçonnée du B entouré de points de Simon de Beaumaretz, Inspecteur à Klingenthal de 09/1803 à 06/1807 et du M de Jean-Jacques Mouton, 1er contrôleur de 07/1798 à 02/1809. Le dos est gravé Mfture Nale du Klingental (sic) Coulaux Frères Entreprs. 
Le fourreau en bois est gainé de cuir noirci et comporte deux garnitures de laiton reliées entre elles par des attelles, qui y sont rivetées. Chaque garniture porte un bracelet de bélière bombé bordé d'un jonc. Les anneaux de bélière sont en fer, ainsi que le dard dissymétrique. Chape et bouterolle sont poinçonnées du JC de Jean-Nicolas Cazamajou.
Ce sabre est dans son jus. C'est le rare modèle primitif, que la Garde Consulaire a reçu 22 septembre 1803. Ce sabre a fait toutes les campagnes du Consulat et de l'Empire. Il est donc rare d'en trouver un qui soit parvenu jusqu'à nous. Sa fabrication peut être datée de 1804 ou 1805.

Prix : 9500 €

Epoque : Consulat

Pistolet de cavalerie Modèle An IX de la manufacture de St Etienne.

Platine gravée "Manuf Nale de St Etienne", poinçonnée du S de Claude Soviche, contrôleur de 1797 à 1807.

Pan gauche du canon poinçonné du B d'Antoine Blachon contrôleur de 1798 à 1812. Pan droit frappé R F et portant le poinçon illisible de l'inspecteur. Queue de culasse gravée Mle An 9.

Toutes les garnitures sont poinçonnées du G étoilé du contrôleur Joseph Guichard (1802 - 1826).

La crosse, côté platine, porte le G étoilé, côté contre-platine, le B de Blachon. 

Arme en bon état jamais touchée.

VENDU

Rare pistolet  de Marine Modèle 1842. Il ne s'agit pas d'un modèle 1837 modifié, mais d'un pistolet Modèle 1842 construit neuf.

Le modèle 1837, premier pistolet à percussion adopté par la marine présentait des défauts, que le modèle 1842 est censé corriger : cheminée renforcée, canon et chiens spécifiques.

La platine est marquée Manufacture Rle de Chatellerault et poinçonnée du D étoilé dans un ovale, du contrôleur Augustin Deschaseaux, actif à Chatellerault de 1839 à 1855.

Queue de culasse gravée Mle 1842. Tonnerre portant un poinçon difficilement lisible.

Toutes les garniture sont poinçonnées du D étoilé dans un rectangle de Jean-Baptiste Dombret en poste à la Manufacture de 1830 à 1858.

La calotte porte l'ancre de marine.

Cette arme conserve des poinçons très frais.

Prix : 1800 €

 

Sabre des Grenadiers à Cheval de la Garde Impériale du deuxième modèle.
Garde à palmette non-ajourée, caractéristique des fabrications tardives, frappée sur le dessus du plateau de trois poinçons illisibles et de la barrette de Versailles. Marques du fondeur sous la palmette.
Poignée de cuir noirci à filigrane tressé en chevrons. Calotte portant un poinçon C (réviseur Cazamajou ?) et le V de vérification. Virole poinçonnée du même C.
Lame à la Montmorency marquée au dos "Mture Imple du Klingenthal Coulaux Frères", portant le poinçon B de Jean Georges Bick contrôleur à Klingenthal de février 1809 à fin 1811 et le poinçon M étoilé de l'Inspecteur Marion en poste de décembre 1808 à mai 1811.
Le fourreau de laiton comporte les deux attelles consolidées de deux bagues de renfort rivetées. 
Cette arme, en bon état, dans une belle patine, peut être datée de février 1809 à avril 1810
N.B : les lames furent gravées Manufacture Impériale à partir du 31 janvier 1806, elles sont datées à partir d'avril 1810. La palmette ajourée disparait vers 1807. L'ensemble est donc cohérent. 

VENDU

Bronze à patine brune signé d'Emmanuel Frémiet, représentant un artilleur à cheval du 8ème régiment sous le Second Empire au "Présentez arme".

La patelette de giberne porte les canons croisés surmontés de la grenade. Le couvre shako porte le numéro 8.

C'est une oeuvre de caractère comme toutes les réalisations de Frémiet. 

Terrasse marquée « E. Fremiet » et « F. Barbedienne Fondeur à Paris ». Sur socle en marbre vert.

Ht : 35 cm, L 27 cm

Emmanuel Fremiet : célèbre sculpteur né à Montrouge le 6 décembre 1824, mort à Paris le 10 septembre 1910, auteur d'oeuvres célèbres, dont la plus fameuse, peut-être, est le St Michel terrassant le dragon du Mont Saint Michel.

VENDU

 

 

Bronze à patine brune représentant Napoléon 1er, bras croisés tenant sa longue vue dans la main gauche.
Il est représenté dans sa tenue légendaire : chapeau et manteau.
Il s'adosse à ce qui semble être un rocher.

La terrasse carrée, d'une patine plus claire, est moulurée. Elle est fixée à un socle de marbre noir. Elle porte la signature de l'artiste "Guillemin" et le cachet de garantie du fondeur mentionnant : "Bronze garanti Paris - J.B Déposée".

26,5 cm + socle 5 cm

Émile Coriolan Guillemin, né le  à Paris, où il est mort le , est un sculpteur français. Il se fait connaître comme sculpteur de bustes, statues et groupes. Il débute au Salon de 1870. En 2008, sa paire de bustes en bronze de Femme kabyle d'Algérie et Janissaire du sultan Mahmoud II de 1884 s'est vendue pour 1 202 500 $ hors frais d'adjudication par la maison de vente aux enchères Sotheby's de New York.

VENDu

Très rare pistolet d'officier d'infanterie de la Garde Impériale vers 1812-1813.

Platine marquée «Mre Imple de Versailles», portant un poinçon non identifié. Elle est du modèle An IX : chien à corps rond à espalet, bassinet en laiton, batterie sans retroussis. 

Canon en acier d'une longueur de 17,5 cm, de 15 mm de calibre, rayé cheveux, à pans au tonnerre, puis rond et légèrement tromblonné, poinçonné au talon dans trois rectangles : "N B", "Boutet" et "N B", et sur le pan supérieur, devant, dans un octogone : "N B" en anglaise. Point de mire en laiton. 

Monture à fut court en noyer rouge caractéristique de la Garde. Crosse finement quadrillée formant un bourrelet autour de la calotte (rappelle les pistolets de Mameluks). Calotte ovale bombée. Porte-baguette arrondi vissé à l'extrémité du fût. Baguette en fer. Toutes les garnitures en fer, découpées. Pontet en demi charolaise. 

Cette création de Boutet, fabriquée par la manufacture de Versailles s'adressait aux officiers d'infanterie de la Garde Impériale soucieux de s'équiper d'une arme robuste et de qualité, apte au combat.

Nicolas Noël BOUTET (1761-1833) : arquebusier du Roy, puis Directeur de la Manufacture de Versailles, de l'An II à 1818. Il produisait des armes blanches et à feu, surtout celles de récompense, d'honneur et de grand luxe. Il acquit une immense renommée internationale pour la qualité d'exécution et l'originalité de sa production. Il ouvrit à Paris un dépôt de la Manufacture, au 1236 rue de la Loi (rue de Richelieu) en l'an XI, puis au 87 rue de Richelieu en 1807. Il essuya de graves revers financiers à la Restauration, et il se retrouva arquebusier privé, au 23 rue des Filles Saint-Thomas, de 1823 à 1831. Il eut un fils, Pierre Nicolas (1786-1816), qui fut brièvement associé à son activité ; c'est pourquoi des armes de l'entreprise Boutet portent la signature BOUTET & FILS.

VENDU

Poire à poudre du 17ème siècle.

Elle est en corne claire finement gravée au trait noir.

Côté face, trois scénettes sont représentées dans des cartouches : deux scénettes représentent des soldats au combat, la troisième représente un dragon. Ces dessins sont de très grande qualité, dans le style caractéristique de l'époque.

Le dos est gravé de motifs géométriques et supporte un crochet de ceinture.

Le bec de dosage est à ressort. Toutes les pièces métalliques sont élégamment ouvragées. 

Cet objet est en parfait état et de très belle facture.

L : 29 cm

VENDU

Rarissime pistolet du modèle 1816 de l'Atelier de Précision.

Il s'agit du modèle type de manufacture. Lors de la création d'un nouveau modèle d'arme, la commission d'artillerie faisait fabriquer par l'Atelier de Précision une arme au modèle, qui était envoyée à chaque manufacture pour servir de référence à la fabrication. Ces armes n'étaient donc pas fabriquées à plus de 5 ou 6 exemplaires.

L'arme présentée ne comporte pas de poinçon, hormis celui du canonnier frappé au tonnerre, ce qui est normal. Par contre, la platine est gravée "Atelier de Précision" et le dessus du canon porte la mention "Modèle de 1816".

Cette arme est dans son jus, en bon état, avec quelques légers coups au bois autour de la queue de culasse.

VENDU

 

Sabre des Grenadiers à Cheval de la Garde du deuxième modèle.
Garde à palmette ajourée, caractéristique des premières fabrications, frappée sur le dessus du plateau de deux poinçons illisibles.
Poignée de cuir noirci à filigrane tressé. Calotte portant un poinçon illisible. L'intérieur de la garde est frappé du V de vérification.
Lame à la Montmorency marquée au dos "Mture Imple du Klingenthal Coulaux Frères", portant le poinçon B entouré de points de l'Inspecteur Simon de Baumaretz, en poste à Klingenthal de septembre 1803 à mai 1807 et le poinçon de J-Jacques Mouton, (dont on devine la grosse roue surmontant le M), Contrôleur de 1ère classe de juillet 1798 à février 1809.
Le fourreau de laiton comporte les deux attelles consolidées de deux bagues de renfort rivetées. Le fourreau est poinçonné du J.C dans un ovale de Jean Cazamajou, réviseur à Versailles de 1803 à 1806 et porte le numéro 26.
Cette arme, en bon état, dans une belle patine, et dont tous les marquages sont cohérents, peut être datée de 1806.
N.B : les lames furent gravées Manufacture Impériale à partir du 31 janvier 1806. La palmette ajourée disparut vers 1807. Il s'agit là probablement de la fabrication réalisée lors de la création de régiment des Dragons de la Garde.

Provenance : une étiquette collée entre les bagues de renfort mentionne "Sabre de troupe, Grenadiers à cheval 1er Empire. N° 77 rco S.H.J. Collection Bernard Franck", du nom du célèbre collectionneur.

VENDU

Belle aquarelle d'Henri Baud figurant la présentation à l'Empereur et à son Etat-Major des drapeaux pris aux Autrichiens et aux Russes lors de la bataille d'Austerlitz.
Ce tableau fourmille de détails uniformologiques très justes.On y voit dragons, grenadiers à cheval, lanciers polonais (interprétation de l'artiste), chasseurs à cheval, cuirassiers, hussards du 4ème et du 7ème, dans des attitudes très réalistes. Les chevaux sont remarquablement interprétés, les drapeaux particulièrement bien étudiés.
La signature d'Henri Baud figure en bas à gauche.
Cadre doré uni avec passe-partout brun s'harmonisant avec les teintes du tableau.
Henri Baud : peintre de l'école française du début du XXème. A représenté de nombreux sujets militaires.

L : 84 cms encadrement compris, 60,5 cm sans encadrement

H : 67,5 cm encadrement compris, 43,5 cm sans encadrement

VENDU

Sabre des Chasseurs à Cheval de la Garde du premier modèle, caractérisé par les attelles de renfort rivetées à la chape et à la bouterolle.
Poignée de basane noircie filigranée d'un fil de laiton torsadé. Branche de garde "à la hongroise" fortement arrondie, joignant la croisière à angle droit et formant un quillon se terminant par un bouton à six pans. Calotte très arquée à longue queue. Cette monture porte uniquement le V de vérification de la manufacture de Versailles.
Lame courbe à un pan creux, à dos plat et contre-tranchant. Elle est  poinçonnée du LVV dans un ovale de Benjamin Levavasseur Inspecteur à Klingenthal de 03/1798 à 09/1803 et du M de Jean-Jacques Mouton, 1er contrôleur de 07/1798 à 02/1809. Le dos est gravé Mfture Nale du Klingenthal Coulaux Frères Entreprs. Côté contre-garde elle est marquée G79.
Le fourreau en bois est gainé de cuir noirci et comporte deux garnitures de laiton reliées entre elles par des attelles, qui y sont rivetées. Chaque garniture porte un bracelet de bélière bombé bordé d'un jonc. Les anneaux de bélière sont en fer, ainsi que le dard dissymétrique. Chape et bouterolle sont poinçonnées du JC de Jean-Nicolas Cazamajou.
Ce sabre est dans son jus. C'est le rare modèle primitif, que la Garde Consulaire a reçu 22 septembre 1803. Ce sabre a fait toutes les campagnes du Consulat et de l'Empire, de l'Autriche à la Russie, en passant par l'Espagne. Il est donc rare d'en trouver un qui soit parvenu jusqu'à nous.
Celui-ci provient de la célèbre collection Aries. Il en porte le cachet de cire et l'étiquette. Le même conservé au Musée de l'Armée a été documenté dans le 4° fascicule de 1967 des cahiers Aries, illustrations 7 à 12.

VENDU

Sabre d'officier supérieur de la période Directoire.

Garde à la hongroise en bronze doré. Branche de garde simple à bords rainurés, joignant la croisière à angle droit. Croisière formant quillon droit décoré d'une tête de lion finement moulée. Calotte à longue queue cannelée ornée à son sommet d'un mufle léonin. Oreillons en forme de losange tronqué à fond sablé, sculptés tous deux d'un soleil rayonnant. Poignée de bois entièrement filigranée de fins fils de vermeil alternant torsades opposées, formant chevrons, et fils simples. La dorure du vermeil a subsisté à la base et au sommet de la poignée, au centre les frottements de la main révèlent l'argent.

Lame à simple pan creux bleuie au tiers et décorée à l'or de motifs floraux et de trophées d'arme. Elle est à dos plat et contre tranchant vers la pointe.

Fourreau de laiton richement décoré, entièrement doré, monté sur des alèses gainées de chagrin noir, renforcées de deux longues attelles sur toute leur longueur. Ces attelles forment deux crevés entre les trois garnitures découpées en accolades en relief, décorées de cabochons en laiton repoussé pris entre des frises feuillagées.

La chape abondamment moulurée présente, côté garde, un superbe cabochon, représentant un officier supérieur en chapeau s'appuyant sur son cheval, sur fond de campement militaire, le tout entouré de la branche de chêne et de la branche de laurier entrecroisées, symboles de la force et de la gloire. Côté contre-garde les mêmes moulures entourent une cabochon lisse de forme ovale.

Le bracelet de bélière central est orné, côté garde, d'une fleur en relief dans un caisson rectangulaire, côté contre garde le même style de caisson soutient un cabochon lisse de forme hexagonale.

Les anneaux de bélière sont en laiton.

La longue bouterolle est décorée successivement dans son haut d'un cabochon losangé orné d'un motif floral, dans son milieu d'un caisson rectangulaire et enfin de fortes cannelures. Côté contre garde la même succession de reliefs est reprise, mais les différents éléments sont lisses. Le dard en fer est dissymétrique et joliment découpé. 

Ce sabre est en très bon état. Il conserve une grande partie de sa dorure. La lame a conservé son bleu et sa dorure, qui ont cependant subi le frottement dans le fourreau. Elle ne présente que de légères piqures.

La finesse de l'exécution, la richesse des décors, ainsi que la symbolique utilisée, montrent qu'il équipait un officier de très haut rang.

VENDU

Revolver, système Pidault, à percussion centrale, à cadre ouvert, tirant une cartouche métallique à capsule. Il est présenté dans un coffret gainé de cuir noir tapissé de velours vert. Le coffret contient, outre le revolver, les outils de rechargement spécifiques à la cartouche utilisée..

L'arme est polie blanc et gravée d'arabesques. L'élégant pontet est à repos-doigts. Le barillet comporte 6 chambres. Il est percé d'un canal dans lequel s'engage l'axe. Sur le côté droit de la carcasse s'articule le levier d'extraction.

Le canon octogonal comporte 7 rayures à droite. Le dessus est gravé, en lettres gothiques, du nom du fabricant  "Brun à Paris". La hausse et le guidon sont réglables en dérive.

Les plaquettes de crosse sont en noyer foncé verni. Elles sont maintenues par des vis s'engageant dans des oeillets métalliques. La calotte de crosse finit en pointe.

Cette arme est présentée avec un fac-similé de la prolongation de son brevet d'invention, initialement déposé le 23 mai 1857, document plus qu'utile pour comprendre le fonctionnement de cette arme au mécanisme original et complexe, et en permettre le démontage.

L'ensemble est en bon état et témoigne de la richesse des recherches armurières de la seconde moitié du 19ème.

Martial Pidault : arquebusier actif dans la seconde moitié du 19ème siècle, reconnu pour l'originalité de ses inventions, comme en témoigne ce revolver à barillet débrayable et chambrant une cartouche en acier "indéfiniment rechargeable", sic.

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Boîte nécessaire contenant un revolver Lefaucheux modèle 1858, à broche, simple action, six coups, calibre 12 mm complet de tous ses accessoires : tourne-vis, baguette de nettoyage et tout le nécessaire à la fabrication des balles. La boîte est en acajou flammé, l'écusson du couvercle est vierge de toute inscription, l'intérieur est gainé de velours vert. Une petite clé permet d'en assurer la fermeture.

L'ensemble est bleui. La carcasse est entièrement gravée de volutes et de différents motifs. Elle est numérotée 19347 et porte les initiales "L F" surmontées du pistolet brisé.

Le barillet est percé de six chambres placées symétriquement autour d’un canal cylindrique dans lequel est engagé l’axe du barillet. Il est parfaitement indexé.

Le canon à guidon fixe est gravé sur le dessus "Invon E. Lefaucheux - Breveté S. G. D. G. (Paris)".

Les plaquettes de crosses sont de noyer verni, retenues par des vis assurées dans des oeillets métalliques joliment gravés. La calotte de crosse est à anneau.

L'ensemble est en très bon état et a conservé l'intégralité de sa finition bleue.

Eugène Lefaucheux : né à Paris le , mort à Cannes le 

Prix : 6100 €

Shako attribuable à un officier subalterne du 19ème régiment de chasseurs à cheval, un modèle en usage vers 1810.

Fût en carton recouvert de feutre noir, bordé dans le haut d'un galon de velours noir de 3 cm de haut, recouvert d'un galon "cul de dé" argenté. En partie basse le bourdalou permettant de régler le tour de tête au moyen d'une petite boucle est également recouvert d'un galon de velours noir.

Calotte en cuir verni noir. Visière en cuir noir sur le dessus et ciré vert sur le dessous, bordée d'un motif de feuillage gaufré au fer, ainsi appelé "trottoir à puces".

À l'avant du fût, une large cocarde en passementerie tricolore (argent-écarlate-bleu) est retenue par un galon de passementerie argentée, au bas duquel est cousu un bouton en métal argenté portant le numéro 19. 

Jugulaires en cuir recouvertes d'écailles en cuivre argenté à bord festonné estampées en relief. Rosace en cuivre argenté de 4 cm de diamètre estampée en son centre d'un cor de chasse sur fond sablé et bordée d'une moulure saillante lisse.

Coiffe intérieure en cuir naturel à 10 dents de loup. Manque le lacet de serrage.

Pompon en laine verte, diamètre environ 5,5 cm surmonté d'un toupet rouge.

Ce shako est en très bon état dans son "jus". Un petit accroc au bord de la visière et au galon de velours du bas prouve, qu'il a bien servi.

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Il s'agit du célèbre bronze de Pierre Tourgueneff représentant un officier de hussard, à cheval. Ce bronze, à patine brune légèrement chatoyante, est finement ciselé et est signé sur la terrasse « P. Tourguéneff ».

La conception de cette représentation équestre peut probablement être datée de la fin des années 1880 ou des années 1890. Le hussard est représenté en pelisse chaussée. Il porte le colback des compagnies d'élite. Le cheval est harnaché de la schabraque de grande tenue.

Cette oeuvre est magnifique de réalisme, de mouvement et de détails, tant en ce qui concerne la monture, que son cavalier. Ce qui lui vaut sa célébrité.

Outre la signature du sculpteur, cette sculpture porte sur la terrasse le cachet de garantie au titre, le cachet du fondeur et la signature de ce même fondeur "Susse Fes Edts Paris".

Pierre-Nicolas Tourgueneff (1853 - 1912) : né en Russie, il dut émigrer en France avec sa famille et son père politiquement persécuté. Il y reçoit l'enseignement d'Emmanuel Frémiet (1824 - 1910), l'un des plus célèbres sculpteurs français du règne de Napoléon III, et participe aux expositions du Salon à partir de 1880. Célèbre pour ses représentations animalières et militaires.

Susse frères : depuis 1740 la famille Susse s'est illustrée pendant plusieurs générations dans la qualité de la fonderie d'art.

H  60,5 cm, L 47 cm, l 13 cm.

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Epée d'officier de marine au modèle du règlement du 7 Prairial An XII (27 mai 1804) pour le service à terre.

Fusée entièrement filigranée de fils d'argent de différents diamètres, alternant torsades et fils simples. Virole et sommet constitués d'une tresse de fils d'argent torsadés. Pommeau en forme de casque empanaché recouvert d'écailles. Branche de garde arrondie, dont le milieu est orné d'un cube à pointes de diamant, flanqué de feuilles d'acanthe. Au sommet, elle joint le pommeau par un crochet en forme de tête d'animal gueule ouverte. A la base elle se fond dans le noeud de corps rectangulaire, d'où partent deux quillons droits terminés par des feuilles d'acanthe. L'écusson du noeud de corps représente, côté garde, Neptune tenant son trident et, côté contre-garde, une ancre de marine. Coquille plate à double pontet bordée d'un cordage et de feuillage, traversée en son milieu d'une ancre de marine. Le centre en relief sur lequel est fixée la fusée est ciselé de dents de loup. Le dessous du plateau est plus simplement bordé d'une double rainure.

Lame de Solingen à section losangée, comportant deux pans creux sur chaque face, bleuie au tiers et décorée de motifs floraux dorés.

Fourreau de cuir noir. Chape décorée de frises ciselées. Bouton de chape décoré d'une coquille. Bouterolle ornée de feuilles d'acanthe. Dard sphérique.

Cette arme a conservé 95% de sa dorure et ne présente que d'infimes traces de frottement dans le gousset du ceinturon. Elle est d'une très belle qualité de ciselure, ce qui n'était pas toujours le cas.

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Mousqueton à tringle, modèle An IX, de la manufacture d'armes de Mutzig. 

Platine gravée Mre Imple de Mutzig, poinçonnée du M sur étoile dans un cercle du contrôleur de 2ème classe Claude Merley.

Le canon, côté gauche, est daté 1813 dans une barrette et porte les lettres S.T dans un cartouche. Côté droit, il porte le poinçon de Merley et est marqué E.F, pour Empire Français. La queue de culasse est gravée Mle An 9 en lettres cursives. 

Toutes les garnitures sont poinçonnées du M de Merley et certaines portent aussi le poinçon du réviseur. Les têtes de vis et la plupart des pièces sont numérotées 48 et sur certaines figure le repère (VIII) du monteur.

Le macaron de crosse porte au centre les lettres EF et est daté ...bre 1813. La lettre B de l'inspecteur Becquet en poste en 1812 et 1813 à Mutzig est accompagnée du symbole de la Légion d'Honneur. A l'opposé figurent les lettres B.C du 1er contrôleur, Charles Bourgeois. A côté du cachet de crosse se trouve, dans un rectangle, un monogramme indéchiffrable.

Cette arme est présentée avec la longue baïonnette réglementaire de cavalerie de 55 cms de long.

Elle est en très bon état. Les marquages sont homogènes. Le bois conserve son grain et sa patine d'origine. Les garnitures de laiton ont également conservé la finition de sortie de manufacture.

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Paire de pistolets d'abordage ayant appartenu à un officier de marine. Ce type de pistolets chargés à mitraille permettait "d'arroser", lors des abordages.

Canons en bronze de très gros calibre fortement tromblonnés pour assurer une large dispersion de la charge. Culasse en acier.

Platines de type an IX non signées, en acier bronzé. Chiens à espalet. Bassinet en laiton.

Monture de noyer blond verni. Garnitures en laiton.

Cette paire est typique de l'époque. Cette paire est en bel état, dans une belle patine. L'une des armes comporte une réparation très discrète sous la platine.

Longueur 31 cms

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